Mardi 22 septembre 2009 2 22 09 2009 15:48

Par Corentin
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 09 2009 09:31

Par opladis.be
La consommation de cannabis est de plus en plus fréquente, et elle est considérée par une grande partie de la population comme une pratique relativement anodine, surtout depuis que sa consommation est légalement permise. Pourtant, toutes les études à long terme le confirment : les conséquences psychiques de l'utilisation des cannabinoïdes peuvent être graves, surtout chez les jeunes.

Quelle est la consommation moyenne des ados dans notre pays ?
A 16 ans, un garçon sur deux a fumé au moins un joint de cannabis.
A 16 ans, 41% des filles ont déjà fumé au moins un joint de cannabis.
L'usage régulier de tabac concerne un garçon sur dix à 15 ans (11%) et un sur cinq à 16 ans (21%). Pour les filles, on passe de 14% à 15 ans à 24% à 16 ans.

A quoi ressemble le cannabis ?
A de l'herbe, également dénommée « marijuana ».
Il peut se présenter sous différentes formes : herbe, huile, haschich (shit).

L'herbe (marijuana) : ce sont les feuilles, les tiges et les sommités fleuries de la plante appelée marijuana, qui sont simplement séchées. Généralement mélangée avec du tabac, cette herbe est ensuite roulée en cigarette (souvent de forme conique). Celle-ci est le plus souvent appelée « joint », « stick », « pétard »…
Le haschich (shit) : il s'agit d'une résine obtenue à partir des sommités fleuries de la plante marijuana. Elle se présente sous la forme de plaques compressées ou de barrettes, de couleurs, brune, verte ou jaune selon les régions de production. Comme l'herbe, une fois mélangé à du tabac, le shit se fume sous la forme d'une cigarette, d'un « joint ». Le haschich est fréquemment coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques, comme le henné, le cirage, la paraffine…
L'huile : d'usage très peu répandu, c'est une préparation plus concentrée en principe actif, consommée généralement au moyen d'une pipe.

Existe-t-il un risque de dépendance avec le cannabis ?

Oui, la dépendance est surtout psychique.
La consommation répétée et l'abus de cannabis entraînent une dépendance psychique, moyenne à forte selon les personnes. Les experts s'accordent à dire que la dépendance physique est minime. Toutefois, la consommation régulière, qui souvent révèle des problèmes sous-jacents, est préoccupante, particulièrement chez les jeunes.

Même si l'on ne décrit pas de dépendance chimique, des troubles psychiques peuvent entraîner une dépendance d'une autre nature :

  • le cannabis augmente les troubles du sommeil : un jeune peut en arriver à ne plus pouvoir dormir sans avoir pris un ou plusieurs joints ;
  • le frein motivationnel va entraîner une difficulté à arrêter le cannabis, par incapacité à se motiver pour arrêter tout simplement !

Quels sont les effets néfastes du cannabis ?

  • Le cannabis multiplie par 4 le risque de développer des symptômes dépressifs et fumer du cannabis peut aggraver une dépression déjà existante. Dans ce cas, il s'agit en fait de dépressions sous-jacentes relativement bien supportées jusque-là et qui se trouvent subitement fortement intensifiées. La consommation de cannabis entraîne un trouble important de la motivation. Cet élément peut sembler moins grave, mais il est très fréquemment présent chez tous les fumeurs. De quoi s'agit-il ?
    D'une négligence de soi (pas envie de s'habiller, de se laver…), une distractibilité et une léthargie (pouvoir regarder par la fenêtre pendant des heures…), un appauvrissement intellectuel (troubles de l'attention, de la concentration, de la mémoire…). Ce manque de motivation peut ressembler à une dépression, mais il ne peut être amélioré par un traitement antidépresseur.
    Les conséquences peuvent être dramatiques sur les projets professionnels : un adolescent, jusque-là intéressé par une voie professionnelle, peut s'en désintéresser totalement, et laisser passer des chances de préparer un avenir qui lui aurait convenu parfaitement.
  • De fortes doses entraînent rapidement des difficultés, perturbent la perception du temps, la perception visuelle, la mémoire immédiate et provoquent une léthargie, ce qui peut être particulièrement dangereux au volant ou en cas d'utilisation de certaines machines.
    En cas de consommation régulière, le cannabis peut entraîner des difficultés de concentration, des difficultés scolaires accompagnés de risques sociaux (isolement, contacts marginaux…), et peut même chez certaines personnes déclencher des hallucinations, un sentiment de persécution…, ces effets pouvant se traduire par une forte anxiété.
  • Il a été démontré que le cannabis peut déclencher une grave maladie mentale, la schizophrénie, si la consommation débute avant l'âge de 15 ans. Une étude a d'ailleurs démontré une augmentation de 30% du risque de schizophrénie à l'âge adulte.
    De plus, chez les schizophrènes, l'usage de cannabis peut entraîner des délires importants, intensifiant la pathologie.
  • L'usage de cannabis augmente le nombre de comportements à risques potentiellement très graves, voire mortels : conduite dangereuse, abus sexuels, non usage de préservatifs, défonce…
  • Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut entraîner des effets physiques : palpitations, diminution de la salivation (bouche sèche), gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) et parfois sensation de nausée.
  • Lorsqu'on fume un joint, le volume de fumée inhalée est jusqu'à quatre fois plus important qu'avec une cigarette classique de tabac. Avec des bouffées plus profondes et un blocage plus long de la respiration, les quantités de monoxyde de carbone et de goudron entrant dans les poumons sont considérablement plus élevées. De plus, le goudron contenu dans le cannabis renferme 50% de plus de carcinogènes, agents susceptibles de provoquer le cancer.

Ainsi, fumer trois joints de cannabis pur est aussi nocif pour les poumons que fumer 20 cigarettes. Si le joint mélange cannabis et tabac, les risques se multiplient.

Alors, l'idéal, c'est encore d'être informé et d'informer les jeunes, mais aussi les très jeunes, bien avant l'adolescence, pour leur faire prendre conscience que leur plus grande richesse, c'est leur cerveau, et qu'ils ont intérêt à bien le traiter pour le garder fonctionnel, et capable de leur apporter les plaisirs et les satisfactions que la vie leur réserve !

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Dimanche 23 août 2009 7 23 08 2009 13:11

Par CATHERINE MAKEREEL pour "Le Soir"

Malgré l'atmosphère de canicule, Chassepierre ne manquait pas d'air ce week-end pour la 36e Fête des artistes, festival des arts de la rue. Que ce soit l'air du large humé avec les marins de la Compagnie Polyvalente, les voltiges dans les airs des Espagnols Los Gingers ou la Compagnie des 4 Saisons dans l'air du temps avec son manège écolo, l'atmosphère gaumaise nous a aéré les sens et les neurones.

A Chassepierre, l’ambiance est toujours colorée, vive, pleine de fraîcheur, même sous un fort soleil. © Frédéric Humblet.

 Trente mille spectateurs à Chassepierre

Pour nous accueillir, Philippe Vauchel et Gwen Berrou nous ont emmenés en Petites Vacances sur les traces de l'origine du monde. Sans déterrer Lucy ni autres austral

opithèques, le duo nous a donné une belle leçon d'humanité. Les spectateurs pénètrent d'abord dans le salon d'une famille de Chassepierre où campent Jean-Jacques et Mirei

lle, chargés d'augmenter le taux d'humanité dans l'air. Nos deux missionnaires enchaînent les expériences incongrues : un aspiromètre de taux d'humanité, une machine à lire les pensées, le dernier souffle d'une grand-mère enfermé dans un bocal, etc. Sous le patronage royal, une procession s'organise ensuite à travers le village avec les spectateurs comme pèlerins. Une création bien dans le thème du festival : l'absurde.

Si Nos petites vacances ont fait grimper le thermomètre de l'humanité, Los Gingers ont fait exploser le riromètre et l'applaudimètre. Sous un soleil de plomb, Perlas y plumas a déployé une samba acrobatique teintée d'autodérision irrésistible : Mr Loyal en fait trop au micro, le coquet « roi de l'acrobatie » manque ses cascades en réajustant sa mèche, le jongleur se dispute avec l'acrobate et les erreurs de synchronisation sont contrôlées avec un talent fou. Un vrai délire !

Plus frais, voire franchement mouillé pour certains, le Chant des sirènes invitait quelques spectateurs à embarquer sur un frêle esquif échoué dans la Semois. Après les classiques « oyé du matelot » et « hissez le grand foc », le fier navire doit traverser un sale grain (matérialisé par des seaux d'eau jetés hardiment sur les pauvres volontaires) avant d'affronter d'horribles sirènes. Tout finit bien et les vêtements sèchent heureusement vite.

Ça bougeait aussi du côté de la Compagnie des 4 saisons avec un manège merveilleux de poésie et d'inventivité. Sortes de Tim Burton du carrousel, les trois compères emmènent les petits dans une ronde d'animaux soucieux de la planète. Souci du détail et matériaux nobles ont hypnotisé les enfants mais aussi leurs parents.

Impossible de citer la cinquantaine de compagnies, disons qu'on a croisé au détour des rues un berger de dragons, la reine d'Angleterre avec sa garde et d'étranges marionnettes. Une fois encore, le festival a su créer cette atmosphère de fête qui sied si bien aux arts de la rue.

 

 

Mes coups de coeurs :

 

La Cie Kirkas Gaya avec leur spectacle aérien "Daydreaming"

 

 

 

 

 

 

Mario Queen Of The Circus dans un spectacle GENIAL !!!



 

 

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Samedi 8 août 2009 6 08 08 2009 00:00

Par Corentin d'après "La meuse"
Rendez-vous traditionnel et attendu pour les amateurs de théâtre. Comme chaque année, les ruines de l’abbaye cistercienne de Villers-la-Ville sont le cadre d’un grand spectacle. Cette année, place à Molière avec l’Avare. Un classique qui a séduit son public.

 

L’émotion était de mise tant dans le public que sur la scène pour le tableau final de « L’avare » à Villers-la-Ville. Pascal Racan, rétabli après son opération, a partagé la joie de Michel Poncelet qui avait pris son relais lors des répétitions de la pièce de Molière. Gildas Bourdet s’est également associé à la fierté de la troupe heureuse d’avoir conquis le public villersois. L’œuvre classique, vue et revue au fil des années, a été revisitée par un metteur en scène créatif et innovant.

Harpagon a été virevoltant, à la fois imprévisible et touchant, souvent ignoble mais maniant humour et quiproquo au mieux de l’intérêt du spectacle. Le public a été ravi et cette première a vu la brillante distribution de Del Production être chaleureusement applaudie. Les spectateurs n’ont pas été avares de remerciements et une demi-douzaine de rappels ont été nécessaires pour calmer leur ardeur.

 

Michel Poncelet a brûlé les planches tout au long de la représentation.

 

À ses côtés, Marie-Paule Kumps, une pétillante Frosine, a rivalisé de présence avec la tendre Marianne campée par Stéphanie Van Vyve et l’ardente Elise interprétée par Dominique Pattuelli. Quant aux « amants éplorés », ils avaient pris les traits de Frédéric Nyssen et de Vincent Vanderbeeken. Mais le public a vraiment apprécié le truculent Gérald Wauthia, un Maître Jacques à la fois cuisinier et cocher, roublard et tendre. Les effets scéniques de la version villersoise de l’Avare doivent beaucoup à l’esprit inventif de Patrick de Longrée. Les jeux de lumières étincelants de Christian Sténuit ont envoûté un public tout acquis à la cause de ce spectacle mis en scène par Gildas Bourdet.

 

Cette soirée exceptionnelle a ainsi connu une issue digne du bouquet final du feu d’artifices du 21 juillet, une explosion de joie populaire. La communion entre acteurs et public faisait plaisir à voir et nul doute que, l’an prochain, « Milady » ne permette encore à l’équipe de Del Diffusion de savourer un nouveau succès. En 2010, Eric-Emmanuel Schmitt proposera une adaptation inédite de l’œuvre d’Alexandre Dumas.

 

Retour donc du genre « cape et épées » et des célèbres mousquetaires du Roy.

 

Site : lwww.lavare.be

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 07 2009 00:00

Par Corentin

Mais quelle bonne idée ils ont eu de ressortir « La Soupière » ! Les comédiens de l'Atelier Théâtre nous offrent de revoir ce chef d'oeuvre comique sorti de l'imagination diaboliquement efficace de Robert Lamoureux. Dans une mise en scène entraînante et truffée de fantaisie (Christelle Dantinne), ils nous racontent l'histoire d'une grande tante (Annick Vandenameele) que rien ne semblait pouvoir détourner de ses vignes, si ce n'étaient les déboires de sa famille.

 

Imaginez en effet que vous receviez la visite de votre neveu (Christian Daems) venu vous prier de vendre vos vignes pour sauver son entreprise de la faillite. Avant de refuser, réfléchissez un instant. Songez qu'il a une fille tout-à-fait charmante (Julie Tilman) et que son épouse est totalement imprévisible (Olivia Beckers). Songez également que votre femme de chambre (Clémentine Chanet) écoute aux portes et que ses moeurs légères ne sont pas du tout étrangères à la présence d'un tueur entre vos murs (Geoffroy Snyers). N'imaginez pas que la police (Anne Barbier) ne fait rien, elle fait ce qu'elle peut, mais l'amour a ses raisons que la prison ignore. Imaginez maintenant ce qu'il pourrait arriver si les plans machiavéliques des uns et des autres se voyaient interrompus par l'arrivée d'un riche homme d'affaires (Corentin Crutzen) qui porte malencontreusement le même nom que le tueur. La suite risque bien de dépasser votre imagination.

 

Le génie de Robert Lamoureux tient dans ce qu'il parvient à provoquer des situations comiques à partir de la rencontre de personnages familiers, au premier rang desquels on retrouve une grande tante dont les manies nous exaspèrent autant qu'elles nous bouleversent. Et si on rit de les voir glisser sur des malentendus et trébucher au moindre quiproquo, c'est parce qu'on sait qu'il y aura toujours quelqu'un pour les rattraper dans leur chute. Voilà peut-être le secret de cette comédie de boulevard que l'on enviait à Paris et qu'aujourd'hui Paris pourrait bien nous envier...

 

A vous de voir !

Photos

 

Publié dans : L'Atelier Théâtre
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Un artiste n'est pas un ouvrier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion.

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