Par Corentin
“Il ne faut pas être amoureux du théâtre... il faut l'adorer. Ce n'est pas un métier, le théâtre, c'est une passion!”
Oui, la dépendance est surtout psychique.
La consommation répétée et l'abus de cannabis entraînent une dépendance psychique,
moyenne à forte selon les personnes. Les experts s'accordent à dire que la dépendance physique est minime. Toutefois, la consommation régulière, qui souvent révèle des problèmes sous-jacents, est
préoccupante, particulièrement chez les jeunes.
Même si l'on ne décrit pas de dépendance chimique, des troubles psychiques peuvent entraîner une dépendance d'une autre nature :
Quels sont les effets néfastes du cannabis ?
Ainsi, fumer trois joints de cannabis pur est aussi nocif pour les poumons que fumer 20 cigarettes. Si le joint mélange cannabis et tabac,
les risques se multiplient.
Alors, l'idéal, c'est encore d'être informé et d'informer les jeunes, mais aussi les très jeunes, bien avant l'adolescence, pour leur faire prendre conscience que leur plus grande richesse, c'est
leur cerveau, et qu'ils ont intérêt à bien le traiter pour le garder fonctionnel, et capable de leur apporter les plaisirs et les satisfactions que la vie leur réserve !
A Chassepierre, l’ambiance est toujours colorée, vive, pleine de fraîcheur, même sous un fort soleil. © Frédéric Humblet.
Pour nous accueillir, Philippe Vauchel et Gwen Berrou nous ont emmenés en Petites Vacances sur les traces de l'origine du monde. Sans déterrer Lucy ni autres austral
opithèques, le duo nous a donné une belle leçon d'humanité. Les spectateurs pénètrent d'abord dans le salon d'une famille de Chassepierre où campent Jean-Jacques et Mirei
lle, chargés d'augmenter le taux d'humanité dans l'air. Nos deux missionnaires enchaînent les expériences incongrues : un aspiromètre de taux d'humanité, une machine à lire les pensées, le dernier souffle d'une grand-mère enfermé dans un bocal, etc. Sous le patronage royal, une procession s'organise ensuite à travers le village avec les spectateurs comme pèlerins. Une création bien dans le thème du festival : l'absurde.
Si Nos petites vacances ont fait grimper le thermomètre de l'humanité, Los Gingers ont fait exploser le riromètre et l'applaudimètre. Sous un soleil de plomb, Perlas y plumas a déployé une samba acrobatique teintée d'autodérision irrésistible : Mr Loyal en fait trop au micro, le coquet « roi de l'acrobatie » manque ses cascades en réajustant sa mèche, le jongleur se dispute avec l'acrobate et les erreurs de synchronisation sont contrôlées avec un talent fou. Un vrai délire !
Plus frais, voire franchement mouillé pour certains, le Chant des sirènes invitait quelques spectateurs à embarquer sur un frêle esquif échoué dans la Semois. Après les classiques « oyé du matelot » et « hissez le grand foc », le fier navire doit traverser un sale grain (matérialisé par des seaux d'eau jetés hardiment sur les pauvres volontaires) avant d'affronter d'horribles sirènes. Tout finit bien et les vêtements sèchent heureusement vite.
Ça bougeait aussi du côté de la Compagnie des 4 saisons avec un manège merveilleux de poésie et d'inventivité. Sortes de Tim Burton du carrousel, les trois compères emmènent les petits dans une ronde d'animaux soucieux de la planète. Souci du détail et matériaux nobles ont hypnotisé les enfants mais aussi leurs parents.
Impossible de citer la cinquantaine de compagnies, disons qu'on a croisé au détour des rues un berger de dragons, la reine d'Angleterre avec sa garde et d'étranges marionnettes. Une fois encore, le festival a su créer cette atmosphère de fête qui sied si bien aux arts de la rue.
Mes coups de coeurs :
La Cie Kirkas Gaya avec leur spectacle aérien "Daydreaming"
Mario Queen Of The Circus dans un spectacle GENIAL !!!
Rendez-vous traditionnel et attendu pour les amateurs de théâtre. Comme chaque année, les ruines de l’abbaye cistercienne de Villers-la-Ville sont le cadre d’un grand spectacle. Cette année, place à Molière avec l’Avare. Un classique qui a séduit son public.
L’émotion était de mise tant dans le public que sur la scène pour le tableau final de
« L’avare » à Villers-la-Ville. Pascal Racan, rétabli après son opération, a partagé la joie de Michel Poncelet qui avait pris son relais lors des répétitions de la pièce de Molière. Gildas
Bourdet s’est également associé à la fierté de la troupe heureuse d’avoir conquis le public villersois. L’œuvre classique, vue et revue au fil des années, a été revisitée par un metteur en scène
créatif et innovant.
Harpagon a été virevoltant, à la fois imprévisible et touchant, souvent ignoble mais maniant humour et quiproquo au mieux de l’intérêt du spectacle. Le public a été ravi et cette première a vu la brillante distribution de Del Production être chaleureusement applaudie. Les spectateurs n’ont pas été avares de remerciements et une demi-douzaine de rappels ont été nécessaires pour calmer leur ardeur.
Michel Poncelet a brûlé les planches tout au long de la représentation.
À ses côtés, Marie-Paule Kumps, une pétillante Frosine, a rivalisé de présence avec
la tendre Marianne campée par Stéphanie Van Vyve et l’ardente Elise interprétée par Dominique Pattuelli. Quant aux «
amants éplorés », ils avaient pris les traits de Frédéric Nyssen et de Vincent Vanderbeeken. Mais le public a vraiment apprécié le truculent Gérald Wauthia, un
Maître Jacques à la fois cuisinier et cocher, roublard et tendre. Les effets scéniques de la version villersoise de l’Avare doivent beaucoup à l’esprit inventif de Patrick de Longrée. Les jeux de
lumières étincelants de Christian Sténuit ont envoûté un public tout acquis à la cause de ce spectacle mis en scène par Gildas Bourdet.
Cette soirée exceptionnelle a ainsi connu une issue digne du bouquet final du feu
d’artifices du 21 juillet, une explosion de joie populaire. La communion entre acteurs et public faisait plaisir à voir et nul doute que, l’an prochain, « Milady » ne permette encore à l’équipe
de Del Diffusion de savourer un nouveau succès. En 2010, Eric-Emmanuel Schmitt proposera une adaptation inédite de l’œuvre d’Alexandre Dumas.
Retour donc du genre « cape et épées » et des célèbres mousquetaires du Roy.
Site : lwww.lavare.be
Mais quelle bonne idée ils ont eu de ressortir « La Soupière » ! Les comédiens de l'Atelier Théâtre nous offrent de revoir ce chef d'oeuvre comique sorti de l'imagination diaboliquement efficace de Robert Lamoureux. Dans une mise en scène entraînante et truffée de fantaisie (Christelle Dantinne), ils nous racontent l'histoire d'une grande tante (Annick Vandenameele) que rien ne semblait pouvoir détourner de ses vignes, si ce n'étaient les déboires de sa famille.
Imaginez en effet que vous receviez la visite de votre neveu (Christian Daems) venu vous prier de vendre vos vignes pour sauver son entreprise de la faillite. Avant de refuser, réfléchissez un instant. Songez qu'il a une fille tout-à-fait charmante (Julie Tilman) et que son épouse est totalement imprévisible (Olivia Beckers). Songez également que votre femme de chambre (Clémentine Chanet) écoute aux portes et que ses moeurs légères ne sont pas du tout étrangères à la présence d'un tueur entre vos murs (Geoffroy Snyers). N'imaginez pas que la police (Anne Barbier) ne fait rien, elle fait ce qu'elle peut, mais l'amour a ses raisons que la prison ignore. Imaginez maintenant ce qu'il pourrait arriver si les plans machiavéliques des uns et des autres se voyaient interrompus par l'arrivée d'un riche homme d'affaires (Corentin Crutzen) qui porte malencontreusement le même nom que le tueur. La suite risque bien de dépasser votre imagination.
Le génie de Robert Lamoureux tient dans ce qu'il parvient à provoquer des situations comiques à partir de la rencontre de personnages familiers, au premier rang desquels on retrouve une grande tante dont les manies nous exaspèrent autant qu'elles nous bouleversent. Et si on rit de les voir glisser sur des malentendus et trébucher au moindre quiproquo, c'est parce qu'on sait qu'il y aura toujours quelqu'un pour les rattraper dans leur chute. Voilà peut-être le secret de cette comédie de boulevard que l'on enviait à Paris et qu'aujourd'hui Paris pourrait bien nous envier...
A vous de voir !
Un artiste n'est pas un ouvrier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion.
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